l’avenir d’une mémoire aménagement de l’anse de paulilles

RECONVERSION DE SITE /// LANGUEDOC-ROUSSILLON /// PORT-VENDRE (66)


ECHURB10-20



MAÎTRE D’OUVRAGE
   Conservatoire du Littoral – Conseil Général des Pyrénées-Orientales 
MAÎTRE D’ŒUVRE   ALEP Paysagiste – INCA Architecte 

Coûts de l’opération : 12 000 000 € HT
Début des études : 1998

Fin des travaux : 2008

 

filet-04recositePRÉSENTATION DU PROJET
L’anse de Paulilles s’ouvre sur la plus belle plage sableuse de la  côte rocheuse des Pyrénées-Orientales. C’est là qu’Alfred Nobel installe sa première usine de dynamite en 1870 et l’activité industrielle protège cette baie de l’urbanisation. La fermeture de l’usine en 1984 éveille alors des fantasmes immobiliers que les pouvoirs publics, qui classent le site en 1979, et les populations locales combattent farouchement. En 1998, les 32 hectares du site sont rachetés par le Conservatoire du Littoral. Leur réaménagement, porté par le Conservatoire et le Département des Pyrénées-Orientales (gestionnaire du site), est ambitieux, équilibré, tourné vers l’avenir. Ambitieux parce qu’il ne s’agit pas d’aménager un espace inoccupé, mais la friche industrielle d’une activité polluante et dangereuse. Ambitieux puisque l’on rend au public une plage et un site magnifique qui lui étaient inaccessibles. Équilibré, le projet a évité l’écueil du mémorial comme celui de la table rase: on respecte la mémoire ouvrière, on rend hommage aux victimes des explosions, mais le site est en renaturation. Ce projet, largement nourri des apports du tissu associatif, a été appelé « l’Avenir d’une Mémoire ».

 

ENSEIGNEMENTS DU PROJET
Le site a ouvert ses portes au public en 2008.  10 ans ont été nécessaires pour élaborer et réaliser son réaménagement. Ce temps a permis aux passions de s’apaiser, au deuil de l’activité industrielle de se faire et d’aller vers l’épure, en écartant le spectaculaire (le musée Nobel), la brocante (les superpositions d’effets culturels), pour se concentrer sur des évidences: la présence de la mer, la trace industrielle, l’environnement naturel. Le projet a procédé par soustraction et a limité au minimum les apports extérieurs : seuls quelques bâtiments ont été conservés et réhabilités, les aménagements paysagers se sont limités au nécessaire, les perspectives ont été dégagées, l’existant a été mis en valeur, tant naturel (arbres et végétaux remarquables) que culturel (objets et bâtiments de l’usine), une scénographie a été créée, discrète mais efficace. Seuls 17 ha ont été réaménagés. Le temps sera à nouveau un bon conseil avant d’élaborer un projet sur les 15 ha restant.

 

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